Ou comment une pratique destinée à apprendre à vivre est devenue une simple discipline que l’on étudie ? 

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Quand on prononce aujourd’hui le mot philosophie, beaucoup pensent spontanément à des auteurs difficiles, à des concepts abstraits, à des livres épais, à l’université ou à quelques souvenirs plus ou moins heureux de terminale. 

On imagine beaucoup moins une conversation vivante autour d’une question très concrète qui tourne parfois en boucle dans nos têtes : 

Pourquoi je cours toujours après le temps ? 

Est-ce que j’ai vraiment choisi cette vie, ou ai-je simplement coché les cases ? 

Pourquoi le regard des autres me bloque-t-il autant ? 

Quel est le sens véritable de mon travail ? 

Pourtant, ces interrogations du quotidien sont profondément philosophiques. 

C’est précisément de ce décalage, que je constate tous les jours quand je parle de ma pratique (et que j’ai d’ailleurs moi-même ressenti en redécouvrant la philosophie bien après le lycée), qu’est née la question à l’origine de cet article : 

Qu’est-ce qui s’est passé dans l’histoire pour que la philosophie occupe aujourd’hui cette place-là ? 

Comment en sommes-nous arrivés à la considérer principalement comme un savoir que l’on apprend plutôt que comme un art que l’on pratique ? 

À quel moment est-elle passée de la cité, du dialogue et de l’existence quotidienne aux salles de classe et aux départements universitaires ? 

La tentation serait de raconter une histoire simple : au commencement, la philosophie était vivante et pratique, puis l’école l’aurait rendue théorique et inaccessible. 

L’histoire véritable est en fait bien plus riche. Ce qui change au fil du temps, ce n’est pas seulement le contenu de la philosophie : c’est l’endroit où elle se pratique, ceux qui sont autorisés à la pratiquer, et ce que l’on considère comme « faire de la philosophie ». 

C’est ce que j’ai découvert en enquêtant pour construire cet article. Je vous laisse explorer la suite à commencer par le commencement, la naissance de la philosophie… 

L’Art de vivre antique : L’unité originelle de la philosophie 

Socrate est considéré comme le père de la philosophie, bien que d’autres penseurs l’aient précédé (on les nomme justement les pré-socratiques…). 

Pourtant, il n’a laissé aucun écrit, n’a créé aucune institution, il n’enseignait pas. Il était dévoué à la pratique, il ne donnait pas de réponse, il questionnait pour faire accoucher la personne de la vérité (ce que l’on appelle la maïeutique). 

Les témoignages antiques le montrent dans les lieux publics d’Athènes, interrogeant ceux qu’il rencontre sur le courage, la justice, la liberté, ou simplement la manière dont ils conduisent leur existence. 

Avec lui, la philosophie prenait ainsi la forme d’un dialogue (nommé aujourd’hui encore le dialogue socratique), et l’enjeu n’était pas seulement d’aboutir à une belle définition : c’était l’interlocuteur lui-même qui était remis en question. Exemple : Tu dis que le courage est ceci, mais vis-tu conformément à ce que tu affirmes ? 

Après Socrate apparaissent de véritables écoles (l’Académie de Platon, le Lycée d’Aristote, le Portique des Stoïciens…). On y étudie la logique, la physique, et bien d’autres disciplines, mais toujours sous l’égide de la philosophie, considérée elle-même comme la mère de toutes les disciplines. 
 

Dans ces écoles, on pratique la philosophie, l’art de philosopher, mais on y construit aussi des systèmes théoriques extrêmement élaborés. La philosophie antique n’est donc pas l’inverse de la théorie, mais cette théorie est au service de la pratique et s’inscrit dans un projet plus vaste. Devenir philosophe signifie aussi et avant tout, tenter de se transformer, fidèlement à l’étymologie même du terme philo-sophia, amour de la sagesse (terme lui-même lié dans son sens profond autant au savoir qu’à une certaine manière d’être et de vivre). 
 

Mais on se rendait dans une école philosophique pas seulement pour étudier, mais aussi pour y trouver un véritable « directeur de conscience » avec qui dialoguer. On ne prenait évidemment pas rendez-vous dans un « cabinet » comme aujourd’hui, mais la démarche s’en rapprochait fortement. De nombreuses personnes échangeaient aussi par correspondance (l’ancêtre de la visio et du téléphone, rappelez-vous !) avec des philosophes pour être conseillées dans les épreuves de la vie, et certaines grandes familles engageaient même un philosophe à domicile pour les guider au quotidien ! 

Il semble que ce fut la seule époque de l’histoire où la philosophie était totalement « une » :  

il était absolument inconcevable de séparer sa pensée de sa manière de vivre au quotidien. 

Nous voilà maintenant bien resitués dans l’histoire pour savoir où tout a commencé et comment. Même si cela demanderait un bien plus grand développement qui fera l’objet de futurs articles, nous avons l’essentiel pour notre présente enquête. Reste à savoir où est passée cette philosophie originelle après cela ? 

L’essor du Christianisme : La pratique change de maison 

À la fin de l’Antiquité, avec l’essor du christianisme, un premier basculement majeur s’opère. 

C’est un point fondamental pour comprendre la suite de l’histoire : la dimension éminemment pratique de la philosophie entre alors progressivement dans un autre univers, celui de la vie spirituelle et religieuse. 

Les grandes interrogations sur la souffrance, la mort, la transformation de soi, bref, l’existence, trouvent désormais largement leur place ailleurs que dans les écoles philosophiques. 

Il ne s’agit évidemment pas d’une substitution brutale ni complète. Philosophie et théologie resteront profondément mêlées pendant des siècles, et les traditions religieuses ou spirituelles possèdent bien-sûr leur histoire propre, d’autant plus dans d’autres territoires. 
 

Mais on observe néanmoins un lent déplacement de certaines fonctions.  

Le christianisme reprend et transforme un certain nombre de pratiques déjà présentes dans les écoles philosophiques antiques et s’empare ainsi de toutes nos grandes questions, de nos épreuves de vie, de notre manière de vivre au quotidien, du sens que nous donnons à nos actions, à notre vie… 

Là aussi, il y aurait à dire sur ce sujet, mais cela nous permet déjà de comprendre ce qui s’est passé dans l’histoire pour expliquer la place qu’occupe la philosophie aujourd’hui dans notre esprit et dans nos vies. Suivons ce mouvement progressif du changement de ses fonctions à travers la suite de l’histoire… 

L’université : Une formidable transmission mais incomplète 

Un autre tournant décisif se joue au cœur du Moyen Âge, avec l’invention d’une extraordinaire institution : l’université. 
 

À l’époque, l’université est subdivisée en 4 facultés : les arts, le droit, la médecine et la théologie. 

La particularité est que la faculté des arts est alors un « passage obligé » pour poursuivre ses études dans les autres facultés. 

Et devinez ce qu’était la faculté des arts à l’époque ? 

La faculté des Arts n’a alors rien à voir avec les beaux-arts de nos jours. Elle enseigne ce qui s’appelle alors les 7 arts libéraux (grammaire, dialectique, rhétorique, arithmétique, géométrie, astronomie et musique), mais cet enseignement se transformera au fil du temps pour devenir un immense cursus… philosophique ! 

L’évolution a été si forte au fil des siècles, que de nombreuses universités ont fini par renommer officiellement leur Faculté des Arts en Faculté de Philosophie avant qu’elle ne devienne plus tard la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. 

Ainsi, avec ce « passage obligé » avant d’avoir le droit d’étudier la médecine pour soigner les corps, le droit pour organiser la société, ou la théologie, chaque jeune étudiant devait passer plusieurs années à étudier la philosophie, à apprendre à philosopher, avant d’accéder à des hautes responsabilités. Je trouve cette idée assez fascinante ! Mais, nous connaissons la suite. Ce préalable aux études supérieures deviendra un choix disciplinaire parmi un autre (ou peut-être les cours de philosophie en terminale en sont-ils le dernier vestige si tant est que l’on puisse comparer ce qui est incomparable). 

Il est intéressant aussi pour comprendre notre histoire, que ceux qui donnaient ces cours à cette époque n’étaient pas des « philosophes de profession ». L’Université appartenait à l’Église. Les enseignants étaient en réalité de jeunes religieux (des clercs, les intellectuels de l’époque, l’Église ayant alors le monopole du savoir) qui utilisaient l’enseignement de la logique pure comme un tremplin intellectuel avant de devenir eux-mêmes de grands théologiens ou évêques. 

C’est au moment de la révolution industrielle et de l’époque moderne que l’État laïc crée un tout nouveau métier officiel, salarié par le gouvernement : le professeur de philosophie. 

Dès cette époque, en Allemagne, Friedrich Nietzsche s’insurge violemment contre ces penseurs devenus des employés de l’État : il dénonce ces professeurs payés pour parler de sagesse, mais dont la vie n’a absolument rien de philosophique ! 
 

Car les critères qui permettent de reconnaître un philosophe ont changé. Sa légitimité ne dépend plus de sa sagesse personnelle, mais de la solidité de ses diplômes. On peut désormais être un excellent spécialiste de l’éthique sans être particulièrement vertueux, ou un expert de la liberté sans interroger ses propres choix quotidiens. 

 
Nous ne sommes plus dans les exercices antiques destinés à transformer sa vie (cette fonction ayant été récupérée en grande partie par la religion comme nous l’avons vu précédemment). 

À l’université, on enseigne la théorie. On lit les textes, on formule des objections, on apprend la logique. La philosophie gagne alors une rigueur analytique qui lui permet de traverser les siècles (nous transmettant encore aujourd’hui un héritage vieux de 2 500 ans !), mais elle devient un savoir technique… 

C’est à cet endroit que la séparation entre la théorie et la pratique est définitivement scellée. Une frontière s’érige entre étudier la philosophie et en faire une pratique de vie. 

Si l’on continue notre enquête historique, on s’aperçoit que la philosophie ne reste pourtant pas enfermée en permanence entre les murs de l’université. Alors retrouve-t-elle sa dimension pratique originelle ? 

Les grands penseurs : une éclairante et restreinte continuité 

À la période des Lumières, de grands penseurs ont voulu sortir les idées dans l’espace public pour « éclairer » la société. D’ailleurs, ils n’étaient pas des universitaires, mais souvent des hommes de lettres indépendants, des hommes vivant d’un travail tout autre, ou des rentiers, qui philosophaient librement. 

Cette figure du « grand penseur » ou de l’intellectuel engagé va d’ailleurs perdurer et marquer profondément notre imaginaire jusqu’à aujourd’hui. Le philosophe n’est alors pas perçu uniquement comme un professeur d’université ou un fonctionnaire de l’État : c’est aussi celui qui débat passionnément de liberté, de tolérance ou d’existentialisme dans les cafés littéraires et publie de grands essais. 

Mais on est loin d’une philosophie pratique du quotidien et ouverte à tous. Cette réflexion de haut vol ne touche en réalité qu’une frange très restreinte de la population : la bourgeoisie instruite et les cercles intellectuels urbains. Au mieux, certains découvrent les ouvrages de ces penseurs sans forcément pouvoir philosopher eux-mêmes. Et pour l’immense majorité des gens, cela reste l’affaire d’un monde lointain, réservé à « ceux qui parlent bien », à ceux qui manipulent « des idées » sans lien direct avec la vie ordinaire du monde dit « populaire ».  

Nous voilà à un point d’étape important dans notre enquête.  

La philosophie qui ne faisait qu’une s’est séparée en deux.  

La pratique philosophique, l’art de vivre, le « soin de l’âme » a été absorbée, sans même en conserver le nom, par la religion et la vie spirituelle. 

La philosophie désigne désormais que la moitié d’elle-même et devient une néanmoins formidable discipline académique mais indépendante de la manière d’habiter sa propre existence, éloignée de nos vies concrètes et le plus souvent un travail réservé aux penseurs ou aux fonctionnaires.  

Cela n’a plus grand-chose à voir avec ce que l’on a découvert de la philosophie antique dans notre enquête vous ne trouvez pas ?  

Mais voilà qu’un nouvel épisode dans cette histoire va encore changer les choses ou plutôt continuer le mouvement un certain temps… 
 

L’essor de la psychologie : la pratique redéménage 

Voilà un autre point de bascule dans l’histoire : la religion et la vie spirituelle commencent à reculer fortement dans nos sociétés modernes. 
 

Alors que sa « remplaçante » s’estompe peu à peu, la philosophie, désormais éloignée de son fondement originel, ne semble même pas à l’ordre du jour pour reprendre sa place. 
 

Mais pendant ce temps, les êtres humains n’ont évidemment pas cessé de traverser des tempêtes, des épreuves, ou simplement de chercher comment habiter leur vie, face à leurs choix, leur besoin de sens ou leurs angoisses. 
 

C’est face à cet immense double vide que la psychologie et la psychothérapie s’engouffrent et prennent une place considérable à partir du siècle dernier. C’est un phénomène très bien documenté par un vaste projet de recherche mené à l’université ETH Zurich qui a démontré que l’essor phénoménal de la psychothérapie a précisément répondu à ce besoin de travail sur l’existence, que la philosophie et la religion ne comblaient donc plus. 

L’apport de la psychologie a été et reste infiniment précieux, tout comme le coaching de vie qui a connu ensuite un essor fulgurant pour répondre au besoin d’humains cherchant à trouver leur place. Ces disciplines sont d’ailleurs les héritières directes de la philosophie.

Mais il y a une limite fondamentale : ces accompagnements viennent inévitablement percuter des concepts profondément philosophiques (l’identité, les valeurs, le sens de l’existence, ce qu’est une « bonne » vie…) avec des outils qui ne sont pas initialement forgés pour cela.

Pour notre enquête historique, ce qu’il est essentiel d’observer ici, c’est que malgré ces relais successifs, il a fini par subsister un immense espace vacant. Un angle mort destiné à la réflexion existentielle de fond que ces héritiers tentent naturellement d’investir, mais qui relève par essence d’un travail proprement philosophique.

Après toute cette enquête, c’est dans cet angle mort et via notre dernière étape que l’on pourrait bien retrouver la philosophie… 

Des années 80 à aujourd’hui : le grand retour d’une antiquité 

C’est très exactement pour répondre à cet espace manquant évoqué plus haut que, dès les années 1980, un formidable mouvement de retour aux sources s’est amorcé.

Des figures pionnières ont décidé de faire redescendre la philosophie dans la cité à travers des consultations individuelles ou des ateliers, retrouvant sous une certaine forme les pratiques des écoles antiques. Le mouvement est parti d’Allemagne avec le philosophe Gerd Achenbach. Son constat était sans appel : non seulement l’université était devenue un musée des idées, mais la psychologie pathologisait des questionnements qui étaient en réalité de pures crises existentielles ! Il a donc ouvert le premier cabinet de consultation pour restaurer un espace de dialogue, sans diagnostic, destiné à des personnes cherchant à penser leur vie. Le mouvement s’est ensuite étendu. En France, il a notamment été et est porté par Oscar Brenifier et Isabelle Millon avec l’Institut de Pratiques Philosophiques (auprès duquel j’ai d’ailleurs été formée).

En parallèle, des travaux majeurs en histoire ont permis de redécouvrir le véritable visage de l’Antiquité. C’est le cas de l’historien Pierre Hadot, qui a rappelé que les textes antiques n’étaient pas que des idées abstraites, mais de véritables « exercices spirituels » (des exercices de l’esprit pour se transformer).

Dans les années 90, un autre phénomène a vu le jour pour ramener la philosophie dans l’espace public : les « cafés philo ». S’ils ont eu le grand mérite de rendre la discipline plus accessible, ils glissent cependant très souvent vers le simple débat d’opinions intellectuel ou sociétal, bien plus proche des salons des Lumières que d’un véritable travail d’introspection personnelle.

Plus récemment, on constate un élan de démocratisation massif à travers de nouveaux formats de transmission : vidéos sur les réseaux sociaux, podcasts, essais grand public. Des figures contemporaines comme Fabrice Midal, Frédéric Lenoir, Charles Pépin, Marie Robert, Julia de Funès ou Sophie Galabru s’emparent concrètement de nos interrogations du quotidien. Ils dépoussièrent la discipline et nous prouvent avec des mots simples qu’elle parle de nos vies. C’est un constat que l’on retrouve également chez d’autres grands auteurs, comme André Comte-Sponville, pour qui philosopher c’est « penser sa vie et vivre sa pensée », ou Luc Ferry, pour qui c’est tout simplement « apprendre à vivre ».

C’est d’ailleurs par cette formidable porte d’entrée globale (livres, médias, cafés philo) que beaucoup renouent aujourd’hui avec le besoin vital de philosopher. Mais il manque souvent encore à cette démarche l’essence même de la pratique antique : le véritable passage à l’action sur soi-même. Face aux vidéos ou aux livres, nous restons dans une posture passive, celle de l’auditeur face au penseur qui réfléchit pour nous. Quant aux débats publics, ils n’interrogent pas notre propre structure de pensée de l’intérieur.

Or, l’étape ultime n’est plus seulement d’écouter parler de philosophie ou de débattre du monde, mais d’apprendre à examiner sa propre grille de lecture. C’est précisément pour franchir ce cap, encore trop méconnu du grand public, que les ateliers de pratique et la consultation en cabinet prennent aujourd’hui tout leur sens.

La fin de l’enquête : La fin d’un grand malentendu 

Nous savons maintenant ce qui s’est passé globalement dans l’histoire et pouvons répondre à notre question de départ : Où est passée la philosophie ?. 

(Je vous invite d’ailleurs à retrouver à la fin de cette page un résumé visuel de cette enquête.) 

Nous pouvons même nous réjouir de l’avoir en partie retrouvée, ou en tout cas qu’elle soit en train de retrouver sa juste place, sa place originelle. 

Ce grand renouveau contemporain de la philosophie « vécue » fait d’ailleurs surgir un paradoxe savoureux : pourquoi sommes-nous aujourd’hui obligés d’ajouter le mot « pratique » à côté de « philosophie » ? Ou même d’inventer des mots comme « philothérapie » ? 

Si Socrate et d’autres revenaient parmi nous, ils riraient sans doute de nous voir accoler ces termes. Parler de pratique philosophique est en réalité un pur pléonasme. 

Quant au terme de philothérapie, si l’on comprend le lien avec le « soin de l’âme » originel (mais qui serait alors là aussi un pléonasme), le souhait de faciliter la compréhension pour un public désormais habitué au prisme de la « thérapie », et la fidélité à un raccourci sémantique habituel, lorsque l’on s’y penche un instant, ce terme frôle le non-sens ! Étymologiquement, philo signifiant « amour », si l’on ampute le mot de sa sophia (la sagesse), la philothérapie signifierait littéralement « l’amour de la thérapie »… Preuve s’il en est que nous avons grand besoin de recommencer à philosopher et d’interroger le sens des mots ! 

Que nous soyons obligés de recourir à ces expressions pour nous faire comprendre aujourd’hui prouve à quel point nous avions réduit cette discipline à un exercice théorique.  

Alors après avoir longtemps erré, coupée d’une partie d’elle-même, la philosophie n’a donc aujourd’hui qu’une seule chose à faire : dépasser ses dualités et retrouver son unité et sa place originelle pour nous aider, enfin, ou plutôt à nouveau, à habiter notre vie et le monde. 
 

C’est précisément dans ce grand mouvement que je m’inscris aujourd’hui en tant que philosophe-praticienne, et c’est ainsi qu’est née la Maison Philosophique Sagesse & Brin de folie… 


Prochains articles… 

Cet article aura soulevé bons nombres d’autres sujets qui mériteraient eux aussi d’être développés : le dialogue socratique, les écoles philosophiques et leurs pratiques, l’enseignement universitaire, qui sont les philosophes qui sont restés fidèles à son unité originelle, les exercices spirituels à pratiquer soi-même, la différence psy/coach/philosophe…. 

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Notes sur la rédaction : 

Cet article est le fruit d’une interrogation profonde issue de mon parcours et de ma pratique au sein de la Maison Philosophique Sagesse & Brin de folie. Pour étayer mes propres constats et réflexions, j’ai utilisé l’Intelligence Artificielle comme outil d’assistance à la recherche documentaire, me permettant de croiser les sources historiques et de retracer avec précision cette fresque temporelle. Le propos, la voix, les prises de position, les ponts établis avec la réalité de l’accompagnement et l’enthousiasme de cette redécouverte n’appartiennent, eux, qu’à moi. En somme, une pratique antique tout à fait à la page de son époque…